Couverture 2869311559 Gérard Le Vot

Nouveau Les Troubadours : les chansons et leur musique

Ce livre est une somme sur ce que l’on peut savoir aujourd’hui de la pratique des premiers chanteurs : les troubadours occitans, qui s’illustrèrent dans les cours du midi de la France aux XIIe et XIIIe siècles.
C’est aussi un livre majeur parce que les ouvrages fondamentaux sur le sujet sont anciens et que les monographies, en petit nombre, actuellement disponibles se bornent à envisager les chants de troubadours sur un plan littéraire et non comme des œuvres indissociables de la musique qui les accompagne.
L’auteur retrace tout d’abord la vie de ces poètes musiciens, dont les plus réputés furent Bernart de Ventadorn, Guiraut de Bornelh, Arnaut Daniel, Peire Vidal ou Guiraut Riquier. Il examine la thématique des poèmes, la fin’amor, célébration de l’amour pour la dame idéalisée. Puis il analyse plus en détail leurs chansons, qui témoignent de la virtuosité dont ils firent preuve dans l’invention d’une parole profane et d’une musique au charme étrange, adaptée du chant religieux.
Il donne enfin des indices sur la manière dont les troubadours chantaient leurs compositions. De fait, leur activité, tout comme celle des jongleurs, les interprètes, ne se comprend qu’à partir de la liberté du geste vocal inévitablement figée par la plume des copistes dans les manuscrits. Une passionnante exploration des origines de notre chanson et de notre poésie.

Gérard Le Vot est l’auteur de disques et de travaux sur les troubadours, la musique médiévale et l’esthétique des musiques populaires du XXe siècle. Chanteur et poète, il joue de la harpe et poste des vidéos musicales sur YouTube. Prix Charles Cros 1981, Prix Paul Zumthor 1987.

Publié en octobre 2019, 396 pages, 15,5 x 23 cm, illustrations, bibliographie, index
33,00 €Musique | Musique ouverte | ISBN : 978-2-86931-155-8
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Couverture 2869311567 Gérard Akoka

Entretiens avec Pierre Boulez

Composition, direction d'orchestre et interprétation

Pierre Boulez demeure la figure la plus significative de ce qu’il est convenu d’appeler la musique contemporaine en France. Fondateur de l’IRCAM, il bénéficie d’une renommée inter­nationale, à la fois comme compositeur (avec des œuvres aussi importantes que Le Marteau sans maître, Pli selon pli ou Répons) et comme chef d’orchestre (il a dirigé entre autres Lulu d’Alban Berg, la Tétralogie de Wagner, Pelléas et Mélisande de Debussy).
Depuis sa disparition en 2016, de nombreux hommages lui ont été rendus. Il paraissait donc opportun de publier les entretiens, inédits jusqu’à ce jour, qu’il a accordés au chef d’orchestre Gérard Akoka sur les aspects les plus déterminants de sa double carrière.
Les innovations qu’il a introduites, ses points de vue sur les chefs qui l’ont précédé avaient rarement été analysés et développés de manière aussi vivante et rigoureuse, traitant, dans deux grandes sections, des questions relatives à la composition d’une part et de celles qui relèvent de l’interprétation et de la direction d’orchestre d’autre part.
Proposés ici dans une seconde édition, ces entretiens constituent, pour tous les mélomanes, en même temps qu’un précieux témoignage, une excellente introduction aux conceptions esthétiques de Pierre Boulez.

Gérard Akoka a fait de brillantes études musicales, notamment auprès de Sergiu Celibidace, Igor Markevitch, Léonard Bernstein. Il a été l’assistant de Daniel Barenboim à l’Orchestre de Paris, a dirigé des orchestres aussi prestigieux que le BBC Symphony Orchestra, le Nouvel Orchestre philharmonique de Radio France, le Grand Orchestre Symphonique de Milan « Giuseppe Verdi », l’Orchestre national de la République de Chine....

Publié en septembre 2019, 180 pages, 14 x 22 cm, index
17,50 €Musique | Musique ouverte | ISBN : 978-2-86931-156-5
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Couverture 2869311540 Claude Fauriel

Mémoire sur la destruction de la république par Bonaparte

Présenté et annoté par Jean-Jacques Tatin-Gourier

Du règne de Napoléon, la légende a surtout retenu la stabilité politique et sociale ainsi que les victoires militaires. Dans cette imagerie, le passage de la république à l’empire n’aurait tenu qu’à l’impulsion du génie d’un homme hors du commun. C’est oublier que, pour accéder au pouvoir, Bonaparte, aidé de Joseph Fouché, son ministre de la Police, mit en place un véritable État policier afin d’éliminer, à coups d’assassinats et de procès truqués, l’opposition royaliste d’une part et de l’autre une opposition républicaine encore vivace.
Peu de textes témoignent de ces tensions politiques. L’un d’entre eux est celui de Claude Fauriel (1772-1844). Avant de devenir le premier professeur de littérature étrangère à la Sorbonne, il fut un maire jacobin de Saint-Étienne, puis le secrétaire de Fouché, poste dont il démissionna en 1802.
C'est précisément au lendemain de cette démission qu’il rédige le manuscrit relatant la destruction par Bonaparte de ce qui restait des institutions républicaines après le coup d'État du 18 brumaire.
Resté inachevé, ce manuscrit ne fut publié qu’en 1886, alors que le Second Empire avait laissé la place à la Troisième République. Il est ici présenté et annoté par Jean-Jacques Tatin-Gourier, professeur de littérature du XVIIIe siècle à l’université de Tours et spécialiste de l’histoire politique de cette période.

Publié en mai 2019, 228 pages, 15,5 x 23 cm, index
20,00 €Histoire | Voies de l'histoire | ISBN : 978-2-86931-154-1
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Couverture 2869311532 Jean-Yves Bosseur

Musique et contestation
La création contemporaine dans les années 1960

S’il est un mot qui semble approprié aux années 1960, c’est bien celui de contestation. Ainsi les divers bouleversements qui se sont opérés dans le domaine de la musique et qui reflètent assez fidèlement les grands mouvements sociaux sont-ils passés en revue dans cet ouvrage, à partir des expérimentations concrètes des groupes et des compositeurs les plus représentatifs de l’époque.
Dans le sillage des compositeurs de l’École de New York (Cage, Feldman, Wolff, Brown), des musiciens européens, tels Cornelius Cardew et Frederic Rzewski, commencent à récuser les avant-gardes établies et les institutions musicales. Gagnés par l’esprit de liberté et le désir d’émancipation qui se sont emparés de l’ensemble de la société, ils vont reconsidérer la notion d’œuvre et les rapports entre compositeurs, interprètes et auditeurs, mettant par exemple leur engagement au service des pratiques de l’improvisation et de la création collective.
C’est alors que naissent, tant aux États-Unis qu’en Europe, des groupes comme ONCE, le New Music Ensemble, Musica Elettronica Viva, le Scratch Orchestra, le GERM ou le New Phonic Art. Bien que très actifs dans les années 1960, ces ensembles ont été rarement évoqués dans des ouvrages en langue française. Un telle investigation est d’autant plus nécessaire aujourd’hui que, depuis plus d’une quarantaine d’années, le paysage musical se partage, notamment en France, entre une confiance d’une naïveté souvent désarmante dans les progrès bénéfiques de la technologie et la restauration d’un certain nombre de valeurs remises en question par les courants les plus novateurs du XXe siècle.

Publié en mars 2019, 228 pages, 15,5 x 23 cm, bibliographie, index
22,00 €Musique | Musique ouverte | ISBN : 978-2-86931-153-4
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Couverture 2869311524 Jean-Yves Bosseur

Vocabulaire des arts plastiques du XXe siècle

Troisième édition

« All-over », « dripping », « mobile », « performance », « ready-made », « street art »… voici un répertoire alphabétique des termes clés se rapportant à la théorie et à la pratique des arts plastiques de ce siècle.
Des définitions, des commentaires clairs et rigoureux cernent les notions évoquées et introduisent un ensemble de citations d'artistes et de critiques choisies pour leur pertinence et leur aptitude à refléter des angles d'approche aussi diversifiés que possible. Des renvois, un index des termes et des noms propres facilitent le parcours des nouvelles conceptions esthétiques avancées par les créateurs.
Pratique et richement informé, ce Vocabulaire constitue ainsi à la fois un instrument de travail commode et une invitation à explorer, dans leurs multiples facettes, les tendances des arts plastiques de notre époque.

Publié en octobre 2018, 228 pages, 15 x 22 cm, bibliographie, index
19,50 €Beaux-arts | Hors collection | ISBN : 978-2-86931-152-7
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Couverture 2869311516 Leonard Bernstein

La Question sans réponse
Six conférences données à Harvard

Traduit de l’américain par Odile Demange
Préface de Renaud Machart

Chef d’orchestre, pianiste, compositeur de la célèbre partition de West Side Story, où il mêle jazz, choral religieux, opéra italien et pop music, mais aussi pédagogue et homme de télévision, Leonard Bernstein (1918-1990) sera jusqu’à sa mort l’une des figures les plus en vue de la musique américaine.
Sous le titre « The Unanswered Question » (La Question sans réponse), inspiré par l’œuvre homonyme de Charles Ives, il donne à Harvard, à l’automne 1973, six conférences qui envisagent l’état de la musique au XXe siècle. Son but n’est pas de faire un bilan, mais de retracer l’évolution de la création musicale au fil du temps.
À partir des théories linguistiques de Noam Chomsky, il montre tout d’abord de façon éclairante que, sans être un langage articulé, la musique est tout de même un moyen d’expression possédant ses structures, sa grammaire et son vocabulaire.
Cela lui permet d’évoquer les chefs-d’œuvre de la musique de Bach à Boulez en passant par Beethoven, Wagner, Schoenberg, Stravinsky, le jazz ou les Beatles. Il émaille son exposé de fréquentes références à la poésie et à la peinture, et l’illustre de nombreux exemples musicaux (plus de 600). D’une manière très accessible, c’est donc une véritable histoire de la musique qu’il esquisse avec originalité et brio.

Publié en septembre 2018, 312 pages, 15,5 x 23 cm, index
25,00 €Musique | Musique ouverte | ISBN : 978-2-86931-151-0
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Couverture 2869311508 Jean-Yves Bosseur

L'Esprit sériel, d'un art à l'autre

L’esprit sériel a eu un impact déterminant aussi bien sur la musique (Pierre Boulez, Karlheinz Stockhausen, Luigi Nono...) que sur d’autres modes d’expression artistique tels que la littérature (Georges Perec ou Michel Butor) ou les arts visuels (les défenseurs de l’abstraction géométrique comme Josef Albers, Max Bill...).
D’où les polémiques les plus passionnées. Il est particulièrement significatif que son avènement coïncide avec l’apparition du nouveau roman, de l’art concret, de la « nouvelle vague » cinématographique, voire du développement du structuralisme, de la phénoménologie dans le domaine de la philosophie ou du constructivisme dans celui des mathématiques.
Sous l’impulsion de Schoenberg, le dodécaphonisme de l’École de Vienne se déploie à partir des années 1920 ; trois décennies plus tard, les compositeurs ayant choisi de soumettre leur langage propre à une telle méthode se sont rapidement engagés dans des cheminements personnels, s’émancipant de ce qui risquait de devenir une nouvelle forme de dogmatisme. Et il en est de même pour la plupart des artistes pratiquant d’autres disciplines.
Cet ouvrage accorde une large place aux témoignages des personnalités concernées, la seconde partie du XXe siècle se caractérisant par une recrudescence de prises de position théoriques et de déclarations d’intention.Aussi les chapitres successifs de cet ouvrage sont-ils consacrés, non seulement aux arts plastiques, mais également à la musique, à l’écriture littéraire, au cinéma et à l’architecture.

Publié en mai 2018, 200 pages, 15,5 x 23 cm, cahier de reproductions couleur, bibliographie, index
22,00 €Musique | Musique ouverte | ISBN : 978-2-86931-150-3
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Couverture 2869311494 Ferruccio Busoni

Esquisse d’une nouvelle esthétique musicale et autres écrits

Introduction de Pierre Michel
Traduit de l'allemand par Martin Kaltenecker, Paul Masotta, Daniel Dollé et Pierre Michel

Contemporain de Claude Debussy, Gustav Mahler et Richard Strauss, Ferruccio Busoni (1866-1924) apparaît aujourd’hui encore comme l’une des plus fortes personnalités de son époque. Compositeur, pianiste virtuose, homme de théâtre, il fut aussi un pédagogue et un théoricien extrêmement audacieux. Ses écrits dévoilent son idéal d’un art libre et un ensemble étonnant de préoccupations, d’expériences, de projections vers l’avenir – à propos des micro-intervalles et des nouvelles perspectives sonores, par exemple.
On trouvera réunie ici la majeure partie de ses articles et essais, dont le plus célèbre, l’Esquisse d’une nouvelle esthétique musicale (1907), présentée dans une nouvelle traduction. Publiées pour la première fois en français, les annotations d’Arnold Schoenberg mettent ce texte en perspective dans un débat musical et esthétique de grand intérêt.
Ce recueil, qui couvre une période de plus de trente ans, permet de saisir la pensée de Busoni et son évolution à travers ses interprétations des maîtres du passé (Bach, Mozart, Liszt), sa vision du monde musical, de la création et ses idées les plus visionnaires. Edgard Varèse disait de lui qu’il « incitait les autres à penser et à créer » et qu’il « fut le premier au début de ce siècle à concevoir une nouvelle technique de l’art ».

Publié en février 2018, 228 pages, 15,5 x 23 cm, discographie, bibliographie
22,00 €Musique | Musique ouverte | ISBN : 978-2-86931-149-7
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Couverture 2869311486 Jacques Muglioni

L’École ou le loisir de penser

Préface de Catherine Kintzler

Les textes de Jacques Muglioni réunis ici témoignent du combat acharné qu’il a mené pour la défense de l’école contre les réformes successives, et parfois les ministres, qui depuis au moins 1965 la trahissent.
Pour lui, il n’y a pas d’école possible quand le monde n’est plus qu’un marché. Car l’école n’a pas pour vocation de former les élèves selon le modèle qu’impose une société, mais de les élever à hauteur d’homme. Et cela par l’instruction, c’est-à-dire par l’apprentissage du jugement, par l’étude des disciplines fondamentales selon l’ordre qui détermine en chacune l’intelligibilité de son contenu et qui est donc la seule assise possible d’une vraie pédagogie.
Ce livre formule dans la langue la plus belle une certaine idée de la pensée, dont l’exigence républicaine est inséparable, car la république a besoin de citoyens libres et éclairés. À la subordination de l’institution scolaire à l’entreprise, il oppose une conception philosophique de l’école qui est aussi au fondement de la présence d’un enseignement de la philosophie dans les lycées, reste de l’originalité de l’école française.
Jacques Muglioni (1921-1996) a été professeur de philosophie en classe terminale et en classe préparatoire, puis inspecteur général en 1963 et doyen de l’inspection générale de philosophie de 1971 à 1983. Un peu plus de vingt ans après sa disparition, ses analyses éclairent d’une vive lumière les débats actuels et montrent qu’on ne pouvait pas ignorer l’échec inévitable et aujourd’hui patent des politiques scolaires.

Publié en novembre 2017, 264 pages, 15,5 x 23 cm
23,00 €Société | Hors collection | ISBN : 978-2-86931-148-0
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Couverture 286931146X Christian Goubault

Histoire de l'intrumentation et de l'orchestration
Du baroque à l'électronique

Seconde édition

Les Histoires de l’instrumentation en langue française sont rares, en dépit de l’importance acquise au fil des siècles par l’orchestration. Cet ouvrage parcourt un long itinéraire depuis les Intermèdes de la Renaissance et de la musique baroque, s’attachant à en souligner les particularités, les continuités comme les ruptures. L’orchestration devient alors un art autonome avec Haydn et Mozart, largement entrevu et préparé par des musiciens comme Vivaldi, Rameau, Haendel, Bach, par les Écoles de Mannheim et de Vienne.
Le chemin est ensuite tracé par des orfèvres en la matière, avec les grandes figures de Beethoven et de Berlioz. La première partie du XXe siècle expérimente d’autres voies, de la pensée sonorielle debussyste à la Klangfarbenmelodie des Viennois. Les percussions constituent de véritables orchestres. Des instruments nouveaux apparaissent, faisant appel à l’électronique, comme les ondes et les synthétiseurs, autorisant des partitions mixtes.
Ce livre serait incomplet si la technique de l’orchestration classique n’était pas abordée : équilibre entre les pupitres, divisi des cordes, combinaisons instrumentales, effets spéciaux… Le problème des transcriptions et des réorchestrations est également posé, à travers une multitude d’arrangements. Enfin, parmi plus de mille œuvres citées, un choix de partitions brèves, de Bach à Messiaen, fait l’objet d’une analyse et de commentaires, pour mieux comprendre l’orchestration.

Publié en octobre 2017, 480 pages, 15,5 x 23 cm, illustrations musicales, bibliographie, index
33,00 €Musique | Musique ouverte | ISBN : 978-2-86931-146-6
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