Couverture 2869311427 Vincent Haegele

Bernard Herrmann, un génie de la musique de film

Bernard Herrmann (1911-1975) est sans conteste le plus grand compositeur de l'histoire du cinéma. Sa carrière est jalonnée de multiples chefs-d'œuvre, depuis Citizen Cane jusqu'à Taxi Driver en passant par L'Aventure de Madame Muir, La Maison dans l'ombre, L'Homme qui en savait trop, Psychose, La Mort aux trousses, Sueurs froides, etc. Il a travaillé avec les plus grand réalisateurs américains, Orson Welles, Mankiewicz, Hathaway, Nicolas Ray, De Palma, Scorsese — et bien sûr, pendant de longues années d'une collaboration inspirée mais tumultueuse, avec Alfred Hitchcock.
Dans ce livre, Vincent Haegele passe en revue et analyse, au fil des événements de la vie de Herrmann, les différentes collaborations de celui-ci, l'élaboration de ses partitions, ses innovations dans le domaine de l'accompagnement musical de l'action cinématographique, ses idées et ses succès, en recourant parfois à des illustrations musicales tirées des compositions les plus fameuses. Ces analyses, claires et abordables, fournissent des pistes éclairantes et nous permettent de prendre toute la mesure du génie de Herrmann et de la manière dont il a révolutionné la musique de film. Il n'existait pas à ce jour d'ouvrage en français consacré à ce pourtant célébrissime compositeur de musiques de film.

Publié en octobre 2016, 198 pages, 23 x 15,5 cm, bibliographie, index, illustrations
21,00 €Cinéma | Hors collection | ISBN : 978-2-86931-142-8
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Couverture 2352077621 Jean-Yves Bosseur et Christian Binet

Petites vacheries entre musiciens

Des petites vacheries compilées par Jean-Yves Bosseur et illustrées par Binet ! À travers cette compilation de blagues, mots d’esprit, pastiches ou contrepétries réalisée par Jean-Yves Bosseur, compositeur et musicologue de référence, apparaît un monde plein d'autocritique et d'humour ! Il n'en fallait pas plus pour inspirer les commentaires dessinés de Christian Binet, lui-même compositeur et auteur de Haut de Gamme et d'Un Jour au Concert avec les Bidochon !

Publié en septembre 2016, 176 pages, 21 x 15 cm
17,50 € | Diffusion exclusive : Fluide GlacialMusique | Hors collection | ISBN : 978-2-35207-762-6
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Couverture 2869311419 Catherine Kintzler

Condorcet, l’instruction publique et la naissance du citoyen

Troisième édition, revue et corrigée

Parce qu'il s'interroge sur les effets de la liberté politique, Condorcet construit le concept de l'école républicaine. Faute de lumières et de pensée réflexive, un peuple souverain est exposé à devenir son propre tyran, et le progrès n'est pour lui qu'un processus d'étouffement ; il ne peut être vraiment libre que par la rencontre avec les objets du savoir désintéressé formant l'humaine encyclopédie.
Il appartient à la puissance publique d'organiser une telle rencontre afin que chacun soit capable de se soustraire à l'autorité d'autrui et de s'engager sur le chemin de sa propre perfectibilité. L'égalité prend alors sa forme la plus accomplie : l'excellence et la distinction des talents.
Lire Condorcet, c'est reprendre possession d'une théorie de l'école profondément ancrée dans une philosophie de la liberté. La puissance de la pensée classique est d'une grande actualité : elle permet de mesurer combien les « réformateurs », depuis des décennies, se sont acharnés à éloigner l'école d'une telle hauteur de vue.

Publié en octobre 2015, 264 pages, 15,5 x 23 cm
23,00 €Société | Hors collection | ISBN : 978-2-86931-141-1
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Couverture 2869311400 Sous la direction de Marie-Paule de Weerdt-Pilorge

Mémoires oubliés des XVIIe et XVIIIe siècles : à la conquête d’une nouvelle autorité

Au-delà des commis de l’État qui ont écrit leurs Mémoires, des grands témoins de l’histoire qui ont participé à l’élaboration d’une histoire nationale ou des noms célèbres de l’histoire littéraire tels que le cardinal de Retz pour le XVIIe siècle ou Saint-Simon pour le XVIIIe siècle dont l’autorité discursive transparaît à chaque page, il existe de nombreux mémorialistes aux trajectoires sociales diverses, aux confessions religieuses multiples, qui portent un regard nouveau sur la société, leur temps et les vicissitudes de leur vie. Ils témoignent d’un parcours original au travers d’une anamnèse scripturaire.
Cet ouvrage ressuscite ainsi bien des noms inconnus ou méconnus de l’histoire curiale ou provinciale jusqu’aux horizons les plus lointains. C’est une nouvelle vision sociologique et anthropologique de l’histoire que proposent ces chroniques aux confins des récits privés et publics, mais c’est aussi l’histoire éditoriale et critique de ce genre qui est revisitée.
Le champ mémoriel mérite donc de nouvelles approches pour considérer au plus près les réalités du temps, permettre de nouvelles investigations critiques et restaurer l’autorité de Mémoires oubliés.

Publié en septembre 2015, 220 pages, 15,5 x 23 cm
21,00 €Littérature | Hors collection | ISBN : 978-2-86931-140-4
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Couverture 2869311370 Sous la direction de Jean M. Goulemot

Expérimentation scientifique et manipulation littéraire au siècle des Lumières

Qu’elles en soient ou non conscientes, les Lumières du XVIIIe siècle inspirent encore notre époque. N’ont-elles pas, avant nous, fait du bonheur un art de vivre, dénoncé l’inégalité entre les hommes, donné à notre raison le pouvoir de nous rendre libres, humains, tolérants et ouverts au monde ? Ne sont-elles pas à la source de nos positionnements contradictoires, le refus du monde devenu chez Rousseau une valeur morale, ou le libertinage outré, contraire à la vertu et à la transparence qu’elles prônent ?
Il reste à interroger leur art de convaincre. Leur discours est-il strictement démonstratif, à la façon des sciences que les philosophes pratiquent et érigent en modèles ? La seule raison est-elle à l’œuvre dans le conte philosophique de Voltaire qui caricature les théories adverses ? N’y a-t-il pas manipulation dans des fictions arbitraires prétendant être autant d’expérimentations et de relations objectives ? Le philosophe se pose en détenteur irréprochable de la vérité. Le spectateur de Marivaux est séduit par les faux-semblants qu’utilisent les personnages pour parvenir à leurs fins.
Essayons donc, à travers les études ici présentées, de questionner ce statut d’autorité que s’octroient les hommes des Lumières, figures annonciatrices de trop de nos maîtres à penser contemporains.

Publié en novembre 2014, 224 pages, 15,5 x 23 cm
21,00 €Littérature | Hors collection | ISBN : 978-2-86931-137-4
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Couverture 2869311354 Catherine Kintzler

Penser la laïcité

La laïcité est une idée à la fois simple et difficile – ce n'est pas incompatible. C'est paradoxalement sa pauvreté (son minimalisme) qui en fait la puissance. Il ne sert à rien de dire qu'elle est abstraite : son efficacité concrète s'apprécie à la quantité de liberté qu'elle rend possible.
C'est ce qu'on essaie de montrer en examinant les questions « de terrain » qui ont jalonné les deux dernières décennies, entre autres : qu'est-ce que l'extrémisme laïque ? Comment la laïcité a-t-elle été offerte en cadeau à l'extrême droite ? L'interdiction du masque intégral est-elle d'inspiration laïque ? La liberté des cultes requiert-elle un soutien public ? Une entreprise peut-elle revendiquer la laïcité ? Y a-t-il une « spiritualité laïque » ?
Autant d'occasions pour l'auteur de tester une théorisation générale et d'élargir la réflexion par des échappées philosophiques – sur la nature du lien politique, les formes de la liberté, la notion de communauté, l'identité, la notion de position critique, le statut de la culture, celui de la morale et de la perfectibilité.

Publié en janvier 2014, 224 pages, 15,5 x 23 cm
22,00 €Société | Hors collection | ISBN : 978-2-86931-135-0
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Couverture 286931132X Jean-Yves Bosseur

L'Œuvre ouverte, d'un art à l'autre

Le statut de l’œuvre d’art a connu de profonds bouleversements au XXe siècle, en particulier à partir des années 1950. Dans les différents champs d’expression, nombreux sont les artistes qui ont fait en sorte que leurs œuvres ne soient plus fixées sous une forme définitive, univoque, mais qu’elles puissent se présenter sous de multiples facettes.
Ce sont toutes ces modalités d’ouverture de l’œuvre qui sont tour à tour envisagées ici, dans les domaines de la musique (Cage, Boulez, Stockhausen...), de la littérature (Joyce, Queneau, Butor...), de la danse (Cunningham, Nikolaïs...), des arts plastiques (Calder, Rauschenberg, Nam June Paik et les artistes du mouvement Fluxus...), de l’architecture (Gehry, Buckminster Fuller,Yona Friedman...).
Mais l’ouverture de l’œuvre reste-t-elle une visée utopique, un projet dominé par des principes de nature combinatoire, ou bien contribue-t-elle à réduire l’écart entre celui qui produit et celui qui reçoit ? À l’heure où culture semble rimer davantage avec consommation, divertissement, voire distraction ou politique des loisirs qu’avec connaissance, le débat sur l’« œuvre ouverte » est, par définition, loin d’être clos.

Publié en mars 2013, 224 pages, 15,5 x 23 cm, illustrations, bibliographie, index des noms
23,00 €Beaux-arts | Hors collection | ISBN : 978-2-86931-132-9
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Couverture 2869311273 Valentin Jamerey-Duval

Mémoires
Enfance et éducation d'un paysan au XVIIIe siècle

Document unique sur le malheur paysan et la vie dans les campagnes au XVIIIe siècle, les Mémoires de Valentin Jamerey-Duval ont été écrits par un fils de paysan qui a connu, dans son enfance orpheline, la faim, le froid et la misère des ouvriers agricoles de ce temps. C’est donc un témoignage paysan et non sur les paysans, rendu possible parce que le jeune Duval apprendra à lire et à écrire au hasard d’un séjour chez les ermites et que, protégé du duc de Lorraine dont il deviendra le bibliothécaire, il ira étudier à l’université jésuite de Pont-à-Mousson.
C’est l’histoire aussi d’une enfance pitoyable et d’une difficile éducation, d’une lente émergence de la peur, de la superstition et de la faim vers le savoir, la culture, le bonheur d’être rassasié.
Mais cette accession, revendiquée avec violence contre les tenants d’un ordre social immuable, révèle un déchirement et une aliénation. En même temps qu’il dénonce une noblesse égoïste, enfermée dans la défense de ses privilèges, une politique royale conduisant à la guerre et à la misère, Duval se doit de donner, lui bâtard social et culturel, par son écriture même, par l’étalage de son savoir, les preuves de son appartenance au monde intellectuel de ses lecteurs, qui sont ceux-là mêmes qu’il récuse.

Texte établi et présenté par Jean Marie Goulemot
Publié en mars 2011, 328 pages, 15 x 23 cm
24,00 €Littérature | Hors collection | ISBN : 978-2-86931-127-5
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Couverture 2869311265 Jean-Yves Bosseur

Le Collage, d'un art à l'autre

D’abord cantonné dans le domaine des arts plastiques, le collage s’est peu à peu étendu aux autres arts. C’est dire que limiter sa définition à une simple technique — la fixation sur un support de matériaux hétérogènes — ne saurait suffire. Il convient plutôt de parler d’un « esprit » du collage, recouvrant des procédés d’intégration, de déformation, de confrontation d’éléments étrangers propres à chaque activité artistique.
Aussi les chapitres successifs de cet ouvrage sont-ils consacrés, non seulement aux arts plastiques, mais également à la musique, à l’écriture littéraire, au cinéma et à l’architecture.
Au-delà des aspects techniques, il s’est avéré nécessaire d’analyser, témoignages et œuvres à l’appui, les attitudes qui président aux projets faisant appel à cet « esprit du collage » dans chacun des arts concernés, que ces attitudes soient critiques et teintées d’ironie, qu’elles mettent en cause le regard que nous portons sur notre environnement, qu’elles consistent en une interrogation sur le temps et la mémoire, ou qu’elles posent des questions fondamentales sur la fonction de l’art et sa place dans notre vie.
Dans tous les cas, il semble bien que le collage soit encore un instrument privilégié de questionnement, voire de subversion des valeurs établies.

Publié en octobre 2010, 256 pages, 15,5 x 23 cm, 16 pages de reproductions en couleur, bibliographie, index
25,00 €Beaux-arts | Hors collection | ISBN : 978-2-86931-126-8
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Couverture 2869311257 Denise Brahimi

À la découverte de Simenon romancier

Tout le monde a lu Simenon et connaît le commissaire Maigret. Et pourtant, n’est-ce pas un leurre que de se fier à ces premières approches et aux déclarations tonitruantes, voire provocatrices, de l’auteur lui-même ? En lisant ses romans de très près, on fait quelques découvertes inattendues, d’autant plus précieuses qu’elles révèlent la profondeur d’un écrivain réputé facile d’accès.
On verra dans ce livre à quel point Simenon est imprégné par la lecture des romanciers qui sont ses précurseurs ou ses contemporains. Peu porté sur le roman historique, il écrit plutôt dans les marges de l’Histoire, au plus près de ce qu’on peut appeler la vie des gens. Incroyable défilé de toutes les catégories sociales jusqu’à la plus humble, celle des clochards, pour lesquels il éprouve une véritable fascination.
Fasciné aussi par l’insaisissable sexualité qui n’est pas sans rapport avec la folie, il les explore l’une et l’autre en se fondant sur une connaissance approfondie de la psychiatrie. Cependant, il la sait aussi insuffisante qu’indispensable, et inévitablement déformée par la machine judiciaire. C'est pourquoi il l'inclut dans une exploration plus vaste et proprement romanesque.
Et tout cela sur le ton le plus naturel du monde, qui s’avère la plus subtile des feintes. Tant il est vrai que, chez Simenon aussi, le réel est un effet de l’art. Lire ses romans, c’est traverser les apparences, non s'y complaire. Qu’on en fasse l’essai : le résultat est impressionnant.

Publié en mai 2010, 240 pages, 15,5 x 23 cm
22,00 €Littérature | Hors collection | ISBN : 978-2-86931-125-1
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